Naviguez sur un trimaran 60 pieds ORMA, un monocoque 60 pieds IMOCA et un maxi-catamaran 74 pieds G-Class avec les complicités d'Alain Gautier
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Première journée particuliers, la machine à Sensations est en route !

26 mai 2007
Il s’appelle Paul Bonnel. Il est l’un des deux dirigeants du Chantier du Guip, et en particulier celui de l’Île aux Moines (Golfe du Morbihan). Ce chantier est l’un des plus réputé en France pour la construction et la rénovation de bateaux en… bois ! Et c’est pourtant bien sur les pontons de la BSM, le 26 mai que nous le retrouvons. Découvrez le témoignage improbable de la rencontre du bois… et du carbone !

 

Trimaran ORMA 60 pieds Foncia - mai 2007
« BON POUR UN TOUR DE MANEGE »

« Joyeux anniversaire, nos vœux les plus ……………. »
Ca y est, j’ai 53 balais et c’est le moment d’ouvrir les cadeaux ! Au milieu des paquets, y a une drôle d’enveloppe ! Dedans un grand ticket : « Bon pour un tour de manège » !
A mon age ! Bon, d’accord, je suis resté très jeune !

Un deuxième ticket me donne rendez-vous à la base de Kéroman à Lorient. Le manège, il est où ? Dans un sous-marin ? Sur le « Victor Pleven » ? A côté du « Biche » ?
Est-ce que Jaqueline Tabarly me proposerait une virée sur « Pen Duick » ?

Le 26 Mai nous voilà à « Kéroman » et là le gros zodiac noir et ses 225 CV me laisse espérer « La sortie d’une vie » sur une formule 1 de la mer ! Le contact avec les équipiers embarqués est facile et Brice commence à raconter « Foncia » !

Première émotion : voir débouler un 60 pieds dans les courreaux de Groix est impressionnant !
Le transbordement s’effectue en toute tranquillité, la mine réjouie de la bordée précédente laisse augurer de bons moments……..

Deuxième surprise : le plaisir de voir « Foncia » skippé par Alain Gautier et deux équipiers.

La trinquette est vite déroulée et les premières minutes sont consacrées aux consignes de sécurité et à la présentation de la « bête » ! Tout le monde suit attentivement le briefing…
Et Eole se met de la partie, très vite le trimaran prend de la vitesse au-delà de 25 nœuds. Etonnant, les sensations d’accélération et de décélération. Je suis morbihannais et pourtant j’imagine que l’arrivée en gare du RER pourrait y ressembler.

Mais retour sur la plateforme, il faut mouliner pour border le chariot de GV. Deux sur un winch, ça crée des liens ……… Et le bateau prend de la vitesse jusqu’à 30 nœuds sans souci, on peut compter sur la vigilance d’Alain et des équipiers, nous nous sentons tous en sécurité à bord de cette extraordinaire machine de course.
Un regard à la tête de mât me laisse apprécier la surface de voile que porte parfois ces bateaux en solitaire ! Retour en pied de mât, une sphère de titane supporte 40 tonnes en compression ! Je suis dans mes réflexions quand soudain Alain m’interpelle : « Paul, veux tu prendre la barre ? » Pincez-moi ! Me voilà dans la baquet à 32 nœuds sous l’œil attentif du skipper !!!
Ne faites jamais cela, on devient très vite accro à cette sensation de vitesse en sécurité. Groix est déjà loin. D’autres passagers connaîtront le même bonheur sur le chemin du retour.

Il me faudrait vous raconter l’empannage, les virements de bord vent debout, le maniement des foils, les embruns sur le trampoline, l’arrivée dans le port tout dessus, le bonheur qui se lisait sur nos trombines………………………
Bon, je vais préparer ma lettre au Père Noël !

Aux organisateurs, à l’équipage un très grand merci !

Paul Bonnel

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