Alain Gautier, Jean-Baptiste Dejeanty et Aymeric Belloir, les skippers Sensation Océan
Naviguez sur un trimaran 60 pieds ORMA, un monocoque 60 pieds IMOCA et un maxi-catamaran 74 pieds G-Class avec les complicités d'Alain Gautier
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Nos marins : Alain Gautier, Jean-Baptiste Dejeanty et Aymeric Belloir

Alain Gautier

Alain Gautier

Alain Gautier a le goût de la compétition et une concentration hors du commun, traits de caractère que l’on retrouve dans toutes les disciplines pratiquées par ce sportif accompli, que ce soit sur un plan d’eau, un circuit automobile ou un terrain de squash. Eminemment humain, il parle et écrit avec sensibilité de la vie, des émotions et des valeurs qu’il porte.

D’une honnêteté intellectuelle reconnue, Alain possède aussi cette rare faculté de se remettre en cause et d’analyser ses erreurs avec lucidité, autant de qualités qui ont séduit son dernier sponsor, le Groupe FONCIA.

Alain s’est d’abord illustré en solo, emportant les courses les plus prestigieuses comme la Solitaire du Figaro 89 et le Vendée Globe 92/93. Depuis il se consacre essentiellement au multicoque, bateau dont la puissance, la finesse de pilotage et le potentiel de vitesse ne sont pas pour déplaire à ce féru de F1.

Une passion qui ne l’empêche pas de revenir régulièrement et avec succès à la monotypie comme en témoigne sa belle deuxième place sur la Solitaire du Figaro 2003 ou les formidables saisons qu’il a réalisé en Décision 35, sur le Léman, aux côtés des plus grandes stars de la voile.

En 2009 et 2010 Alain était le consultant et l’un des 3 barreurs du team Alinghi pour la Coupe de l’America à bord de multicoques de 90 pieds.
L’année 2011 l’a vu s’engager aux côtés de Bertrand Pacé dans le team Aleph, challenger pour la prochaine édition de la Coupe de l ‘America, à bord de catamarans de 72 pieds à aile rigide. Le projet n’a malheureusement pas abouti.
Rappelons également son rôle essentiel en tant que consultant sécurité pour le Vendée Globe et notamment pour l’édition 2012/2013.

 Jean-Baptiste Dejeanty

Jean-Baptiste DejeantyJean-Baptiste Dejeanty a 34 ans cette année. Il y a sans doute un peu d’atavisme dans ce grand saut vers les mers du sud. Car pour lui, l’appel du large est une marque de fabrique. «Jibé» est l’héritier d’une lignée de rugueux Paimpolais, pêcheurs d’Islande, qui embarquaient à la morue pour des campagnes de plusieurs mois, vers les brumes et les coups de vents de l’Atlantique Nord. « Enfant, à Paimpol, j’ai vu aussi passer tous les quatre ans, devant ma fenêtre, les bateaux de la Route du Rhum, avec l’envie d’y aller un jour…»

Le gamin a grandi et a réalisé un premier rêve, fin 2006, en bouclant cette transat mythique à la 9e place en 60 pieds IMOCA. Une belle ligne de plus sur un CV marqué par la diversité des expériences. « Jibé » a tâté du 60’ Open (Route duRhum 2006, Transat Jacques Vabre 2005 et 2007, Fastnet Race 2007, Transat B to B 2007), du Figaro (Transat AG2R 2004) et garde une affection pour la classe mini 6.50 (Mini-transat, Mini-Fastnet).

Pour ses futurs petits-enfants, il a en réserve des histoires de coups de vents en mer d’Irlande ou de surfs interminables dans l’alizé, à bord de ces petits engins «à taille humaine, mais très sport». De sa tête d’architecte naval (diplômé du Southampton Institute en 2000), Jean-Baptiste a fait naître quelques prototypes qui ont brillé sur le circuit. C’est le même désir d’aventure et la même soif de découvrir qui aujourd’hui nourrissent ses projets. Encore beaucoup de belles lignes à écrire autour du monde.

En novembre et décembre 2008, pour son premier Vendée Globe, il a écrit une des plus belles pages de cette course mythique et de sa vie de marin, remontant une partie de la flotte et battant des records de vitesse (meilleur temps entre les Sables d’Olonne et le cap de Bonne Espérance), avant de devoir s’arrêter dans les 50e rugissants.

A la fin d’un cycle partenarial de 4 ans avec le Groupe Maisonneuve, au cours duquel il a participé à toutes les courses inscrites au circuit Imoca, l’heure est venue pour lui et son équipe d’écrire de nouveaux chapitres océaniques. Avec la force et la richesse d’une expérience et d’une envie encore plus grandes. Les yeux tournés vers 2012 et 2016, vers un autre Vendée Globe.

 Aymeric Belloir

Aymeric Belloir

L’océan comme horizon

Aymeric Belloir compte à son actif l’équivalent de 4 tours du monde en course et en convoyage. La vie est une somme de défis dont la réalisation ne dépend que de l’énergie qu’on y consacre. Si le navigateur devait avoir un credo, ce pourrait être celui là.

Très jeune fasciné par l’océan et son horizon inaccessible, Aymeric n’a eu de cesse d’y puiser sa motivation et sa formidable joie de vivre. Transformant une passion en véritable activité professionnelle, c’est toujours en alliant le rêve à la rigueur que Aymeric mène à bien ses projets.

Après avoir sillonné de longues années les océans comme convoyeur, ce sont les courses en solitaire qui, depuis 2007, deviennent son actualité. En obtenant la 3e place bizuth sur la très exigeante Solitaire du Figaro, il prouve ses qualités de régatier.

Fort de son titre de Champion de France après notamment ses victoires sur la course « les Sables – Les Açores », la Select 650, la Transgascogne et la Demi Clé 650, Aymeric, était  reconnu comme un des favoris de la classe 650. Ce statut il l’a assumé en remportant haut la main et avec une sérénité étonnante la Mini Transat 2013 dans la catégorie des bateaux de séries.
Capitaine 200 diplômé Aymeric Belloir est également depuis 2012 l’un des fidèles skippers attitré du trimaran 60 pieds Sensations. Cette opportunité de naviguer aux côtés d’un certain Alain Gautier sur un multicoque lui a donné goût à ses grands oiseaux à trois pattes et lui permet d’engranger de l’expérience pour son projet futur : courir en multicoque de 50 pieds l’une des prochaine Route du Rhum.

 Alain Gautier, à propos de la victoire d’Aymeric Belloir sur la Mini Transat 2013 :

«Aymeric a fait une très belle navigation, il a suivi une trajectoire rigoureuse. Il donne l’impression d’avoir mené une course intelligente. Il ne roulait pas sur l’or pour mener son projet, mais il l’a bien géré privilégiant la simplicité pour préparer et optimiser son bateau. Sur l’eau, il a donné le ton dès le début. Sa performance se mesure aussi à la manière selon laquelle il s’est accroché à la tête de flotte des prototypes. Il termine avec une avance très confortable sur ses concurrents qui bataillent dur. C’est une victoire méritée, un grand coup de chapeau !»