Sidney Gavignet s’adjuge le record des îles britanniques
Sidney Gavignet, le skipper du trimaran Oman Air, qui s’alignera sur la prochaine Route du Rhum a battu le record autour des îles britanniques mardi après 4 jours, 15 heures, 9 minutes et 47 secondes à 16.081 noeuds de moyenne.
Il bat ainsi le précédent record, détenu par Thomas Coville en solitaire sur son 60′ ORMA Sodeb’O en 2006 de plus d’un jour et demi, il décroche également le record « absolu » puisque le skipper français a également battu le record de Playstation en équipage de plus d’une demi heure.
Bien que son bateau soit moins sophistiqué qu’Idec et que son sistership Sodeb’O, Sidney Gavignet fait, suite à cette performance, figure d’outsider pour la Route du Rhum.
Le trimaran Prince de Bretagne, qui sera barré par Lionel Lemonchois lors de la Route du Rhum a été remis à l’eau après un long chantier, comme l’explique le skipper : «Nous avons tout refait. Les bras de liaison évidemment, mais également le plan de pont, les aménagements intérieurs… Bref, il a été désossé et tout a été revu et optimisé tous azimuts. On a gagné un peu de poids, de l’ordre de 150 à 180 kilos. Il devrait être plus puissant, maintenant, je vais découvrir ça en naviguant, exactement comme pour un nouveau bateau ».
Banque Populaire V : l’équipage du Trophée Jules Verne dévoilé
La liste des quinze hommes qui s’attaqueront au Trophée Jules Verne, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3, a été dévoilée par Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran de 40m Banque Populaire V.
Quelques changements notables au sein de cet équipage avec l’arrivée de Juan Vila, ancien membre du team Alinghi, qui officiera en tant que navigateur, Brian Thompson, barreur régleur, qui a deux tours du monde en multicoques à son actif (Cheyenne en 2004, Doha en 2006) et un Vendée Globe en 2008, Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque
(Tornado, ORMA, maxi trimaran) passe du team Groupama à celui de Banque Populaire où il sera chef de quart.
A lire, une interview de Pascal Bidégorry expliquant le chois de ces nouvelles recrues sur le Télégramme.
Le trimaran sera en stand by pour le Trophée Jules Verne à partir du 1er novembre.
Deux événements nautiques ce week end
Deux événements à ne pas rater ce week end !
Le premier en Normandie à partir de vendredi, à Fécamp, le Trophée des Multi 50′, qui accueillera les trois trimarans de 50′ de dernière génération à savoir Crèpes Wahou ! 3 skippé par Franck Yves Escoffier qui affrontera son rival Yves le Blévec sur Actual, et un retour sur le circuit de Prince de Bretagne, désormais barré par Lionel Lemonchois, ce trophée permettra aux skippers de comparer les performances de leurs bateaux avant la Route du Rhum
Second événement, Happy Baie, à la Trinité sur Mer, ce nouveau rassemblement mêlera concerts et régates en baie de Quiberon, plusieurs classes de bateaux s’affronteront lors des régates : Class 40, IMOCA et maxis multicoques.
Le plateau des maxis multicoques sera composé de : Sodeb’O (Thomas Coville), Idec (Francis Joyon), Gitana 13, Gitana 11 (Yann Guichard), Oman Air Majan (Sidney Gavignet).
Banque Populaire V remis à l’eau
Le maxi trimaran Banque Populaire V a été remis à l’eau hier à Lorient, après un chantier estival de sept
semaines, suite à la tournée méditerranéenne. L’occasion pour le team de renforcer la structure du bateau en vue du tour du monde prévu cet hiver.
Les premières navigations sont prévues la semaine prochaine, Pascal Bidégorry, le skipper du bateau livre ses impressions après ce chantier : "Nous avons travaillé sur de petits points concernant la fiabilité du bateau, même si honnêtement nous n’avons rencontré aucun problème lors de du Record de la Méditerranée qui s’est fait dans des conditions musclées ainsi que dans les navigations lors de la tournée méditerranéenne. Nous allons vite pouvoir naviguer et ça c’est un réel plaisir".
Foncia remporte la Realstone Cup
La seconde étape du Challenge Julius Baer se disputait ce week end au large du Domaine Impérial de Gland, sur les bords du Léman.
Trois équipes ont occupés le haut du classement lors des 6 manches courues (4 samedi 2 dimanche) : Banque Populaire, Foncia et Alinghi.
Samedi Pascal Bidégorry, le skipper du D35 Banque Populaire raflait 3 des 4 manches, et prenait une 7ème sur la dernière manche. Dimanche c’est Alain Gautier sur Foncia qui s’est montré le meilleur avec une victoire de manche et une 2nde place, les trois places sur le podium lors des régates de samedi (3-2-1) permettent à l’équipage de Foncia de remporter cette Realstone Cup.
Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui prend la deuxième position. Ils remportent la dernière manche d’aujourd’hui et enchaine les bonnes places (2-2-3-6-4-1).Pour Ernesto Bertarelli la régularité a payé: “ On comptant toutes les manches sans enlever une, je pense que nous sommes devant. Nous recherchons la régularité. Car dans des classes comme celle-là qui commence à se resserrer, il faut éviter les extrêmes au maximum. Pour nous, c’est la stratégie de la régularité qu’il faut suivre.”
Pascal Bidégorry sur Banque Populaire monte sur la trosième marche du podium, après une première saison en demi teinte, le skipper des trimarans Banque Populaire montre qu’il sera l’un des outsiders de la série Décision 35 cette année : ” Nous avons fait une bonne journée. Nous essayons d’être constructif sur le réglages des voiles. J’ai de la chance de naviguer avec un équipage très talentueux qui s’adapte rapidement. Je pense que l’on a beaucoup de chose à apprendre, mais pour l’instant on essaie d’être les plus rapides.”
Alain Gautier : ” Ce week-end c’était un peu un duel franco-français puisque nous gagnons deux manches et Pascal Bidégorry en gagne 3, mais il ne faut pas oublier Alinghi qui fait de très bonnes régates comme à son habitude. Nous sommes dans le match ce début de saison. Mais nous savons que les autres vont progresser, que le niveau de la flotte s’élève et que ce sera dur pour la suite de la saison.”
Zen Too qui prend la quatrième position de cette étape, Franck Cammas, le barreur habituel avait cédé sa place à Fred Le Peutrec (membre du team Groupama, et barreur du D35 SmartHome la saison dernière), à la cinquième place, il y a Ylliam.
Okalys-Corum barré par Nicolas Grange, en l’absence de Loick Peyron termine septième. Ils devancent Julius Baer de Philippe Cardis et Zoulou d’Erik Maris et Nickel.
Stève Ravussin sur Veltigroup prend la onzième position devant tLadycat et Zebra 7
Prochaine manche du Challenge Julius Baer à l’Open de Versoix le 4 et 6 juin, ainsi que le 5 juin pour la Genève-Rolle-Genève.
Le Gitana Team s’engage sur le circuit MOD
Le Gitana Team confirme son engagement en multicoque en devenant la troisième équipe à annoncer son engagement dans le Multi One Championship, après un 1er engagement d’un trimaran skippé par le suisse Stève Ravussin, et le trimaran Foncia, mené par Michel Desjoyeaux.
« Hormis l’aventure Gitana Eighty, l’histoire du Gitana Team se conjugue depuis son origine sur plusieurs coques. Suite à la chute du Championnat Orma et malgré les efforts consentis pour offrir un avenir aux multicoques de 60 pieds, nous étions en mal de circuit. Le Multi One Championship répond en partie à nos attentes. A travers la voile de compétition nous souhaitons soutenir et perpétuer des valeurs familiales : le dépassement de soi, la quête systématique de l’excellence, le travail d’équipe, et l’ouverture au monde et à l’innovation. Figurer parmi les pionniers de cette nouvelle classe nous semblait naturel.»
Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, se réjouissait naturellement de cette annonce: « Le choix de nos armateurs de poursuivre l’histoire Gitana en s’engageant dans le Multi One Championship est une formidable nouvelle pour le team, qui anime la classe des multicoques depuis près de dix ans. Le programme prévisionnel annoncé par Multi One Design propose une alternance de courses au large et de régates type Grand Prix, mais la démarche va plus loin que celle du Championnat Orma puisqu’un tour du monde avec escales sera organisé tous les trois ans. Cette nouvelle dimension représente un attrait supplémentaire. Le numerus clausus imposé par nation et la volonté d’ouverture à l’international qui en découle sont également des points très importants de ce circuit. Car de son temps le championnat Orma a souffert, entre autres, d’être trop franco-français. J’espère que les équipages étrangers seront sensibles à ce projet et nous rejoindront.»
Le MOD 70’ Gitana, dont la livraison est prévue courant septembre 2011, sera le neuvième voilier du Gitana Team à défendre les couleurs du Groupe Edmond de Rothschild sur les mers du globe.
Banque Populaire V s’offre la Méditerranée à plus de 33 noeuds de moyenne
L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s’est offert le record de la Méditerranée en 14 heures 20 minutes et 34 secondes à une vitesse moyenne de 33,24 noeuds ; améliorant le temps établi par Franck Cammas et ses équipiers sur Groupama 3 il y a presque 1 an jour pour jour de 2heures 47mn et 47s.
Pascal Bidégorry et son équipage avaient franchi la ligne de départ samedi 15 mai à 05 heures 56 minutes et 56 secondes, des vents soutenus ont permis aux hommes de Banque Populaire V d’aligner les milles en limitant les manoeuvres , alors que Groupama 3 avait du enchainer les empannages.
Banque Populaire V s’offre donc son 3ème record après celui de l’Atlantique Nord et des 24 heures.
La réaction du skipper Pascal Bidégorry à l’arrivée : « Ca fait excessivement plaisir. Comme on a pu le faire sur l’Atlantique Nord ou le record du monde à la voile en 24h, nous n’avons pas fait dans la demie mesure. Battre un record de la Méditerranée de 2h 47 m et 47 s, si on m’avait dit ça avant le départ, je n’y aurait pas cru. C’est très satisfaisant de naviguer sur ce bateau, on a vraiment une super équipe à bord. On a été bien aidés par une conjoncture de mistral et de tramontane associés à une petite dépression au nord de la Corse, ce qui nous a permis d’arriver à tout faire sur un seul bord (avec un empannage juste au départ), même si cela n’a pas été évident. En effet, sur les dernière heures, ça s’est fait à quelques mètres prés. Il a fallu qu’on renvoie beaucoup de toile pour arriver à glisser le long de la Tunisie pour arriver à rallier la pointe juste avant la baie à Tunis. A ces vitesses là, et surtout avec la mer qu’il y avait , au bout d’1H30 de barre, on était fatigués. On a essayé de faire des petites siestes de 20 minutes comme sur la Solitaire du Figaro. Autrement l’équipage était quand même présent pour toutes les manœuvres, les 12 hommes, puisqu’on a besoin de 12 pairs debras pour manœuvrer ce beau bateau. Cela a été excessivement intense. On a fait une pointe à 45 nœuds et des poussières juste avant de couper la ligne d’arrivée. Comme la mer était plus plate à l’arrivée, nous avons pris plus de vitesse. Ce qui n’a pas été le cas sur le reste de la traversée, car la mer méditerranée dès qu’il y a du vent, devient très courte avec des gros creux d’ailleurs. On a été bien aidés par la longueur du Maxi trimaran Banque Populaire. Pour conclure, ça fait vraiment plaisir et c’est du pur bonheur d’être entouré de gens aussi compétents. Ce sont des petites expériences comme ça qui forgent aussi une belle synergie de groupe, et j’en suis ravi »
groupe, et j’en suis ravi »
Le Trophée Jules Verne pour l’équipage de Groupama 3 !
Après deux tentatives avortées sur casse
(en 2008 et 2009), Franck Cammas et ses hommes : Fred Le Peutrec, Stève
Ravussin, Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Loïc Le Mignon, Ronan Le
Goff, Bruno Jeanjean, Jacques Caraës et Stan Honey ont décroché le
Trophée Jules Verne hier à 22h40 en franchissant la ligne d’arrivée de
leur tour du monde.
L’équipage de Groupama 3 a effectué le tour du monde à la voile en
48 jours 07 heures 44 minutes,
améliorant l’ancien record d’Orange II de 2 jours, 8 heures 35 minutes.
Cette tentative n’aura pas été de
tout repos pour ces 10 hommes, puisqu’ils ont rencontré à plusieurs
reprises des conditions météo difficiles notamment entre le Cap Horn et
l’Equateur avec un gros retard à combler, l’expérience de cet équipage,
la fiabilité et les capacités du bateau ont permis aux 10 marins de
décrocher le record le plus prestigieux et le plus difficile : 22
tentatives en 17 ans et seulement 7 succès.
Groupama 3 a donc parcouru les 21760
mn (route orthodromique soit la distance « officielle ») à la vitesse
moyenne de 18.76 noeuds. Sur le fond, Groupama 3 a parcouru 26830
milles nautiques à la moyenne de 23.13 noeuds.
Les
réactions d’anciens détenteurs du Trophée Jules Verne :
Olivier de Kesauson : « Bravo pour cette performance extraordinaire… Bravo pour n’avoir
jamais baissé les bras ! Bravo pour avoir construit à leur tour, dans
l’esprit de la plus belle et de la plus audacieuse des épreuves au
Monde, une histoire magnifique. Bienvenue à Franck Cammas et à son
exceptionnel équipage dans le Club des détenteurs du Trophée Jules
Verne. »
Message de Bruno Peyron : « Bravo à toute l’équipe de Groupama pour ce parcours exemplaire
autour du monde. Je sais la somme de compétences, d’efforts et
d’engagement nécessaire à un tel résultat : le design team, l’équipe
technique, l’équipe météo, l’équipage et aussi le sponsor dont il faut
saluer la détermination et qui a su faire confiance à son équipe y
compris dans les moments difficiles. Tous méritent ce succès construit
avec méthode. Ils écrivent ainsi, ensemble, une nouvelle belle page de
l’histoire du « Trophée Jules Verne ». Je suis fier d’avoir été battu par la meilleure équipe de multicoque
océanique actuelle et j’ai hâte de relancer notre équipe pour la
« reconquête ».
Je leur souhaite de devenir la meilleure équipe en monocoque dans la VOR
et j’espère qu’ils viendront nous rejoindre sur la ligne de départ de
The Race II. En tout cas c’est un défi que je leur lance, non plus par
chronomètre interposé mais … bord a bord ! »
Franck Cammas : «Une joie immense ! Je crois qu’avoir mis tant d’énergie et de temps
sur ce projet et arriver au bout, c’est super. C’est le travail acharné
d’une équipe et de notre partenaire Groupama qui n’a jamais lâché le
morceau. C’est super que ça se termine de cette façon. La clé, c’est que
quand il y a des échecs, il faut les utiliser, car c’est l’expérience,
la connaissance et la fiabilisation du bateau. C’est ce qu’on a prouvé
aujourd’hui. C’était beaucoup plus intense que je l’imaginais, mais on
aime ça et évidemment c’était 50 jours d’émotions extrêmement fortes. On
avait confiance dans notre bateau et dans le concept de trimaran.
C’était une « dream team » et c’est une somme d’expériences et de
talents. Parfois il fallait que je tranche avec mon feeling parmi les
idées de tout le monde. J’ai appris énormément : c’était super. L’image
qui restera, c’est le passage du cap Horn. On était comme des gamins…»
Fred Le Peutrec : « Ce Trophée, c’est un mélange de choses, une sorte de fondu
enchaîné entre ce que j’ai eu envie de vivre quand j’étais gamin et la
réalité ! J’ai toujours l’impression que ce sont d’autres qui l’ont
fait, d’être désincarné, que ce n’est pas moi qui y était… Une émotion
débordante, un moment hors du temps. Je l’ai rêvé en voyant les autres
équipages partir et revenir. C’est concret et en même temps fuyant. Le
parcours de Groupama 3 depuis trois ans a tout de même été semé
d’embûches : décrocher le Trophée de cette manière, sur le fil du
rasoir, dans les derniers jours de mer, alors que nous avions failli ne
pas partir, c’est magique ! »
Lionel Lemonchois : « Arriver à Brest, c’est toujours génial ! On a fait du mieux qu’on a
pu et c’est passé sur la fin. Super ! On a eu des conditions très
variées et pas toujours favorables, et celui qui arrivera à enchaîner
les bons systèmes météo d’un bout à l’autre, fera un carton… Mais je ne
sais pas si cela est possible. Ce qu’il faut, c’est être constant,
naviguer bien en permanence, et avoir un bon bateau : c’était vraiment
le cas avec Groupama 3. L’équipage était super et cela rend les choses
faciles : chacun était à sa place comme ce fut le cas avec Bruno Peyron.
Ce qui est essentiel et motivant, c’est de monter une belle équipe et
Franck Cammas a parfaitement réussi son casting ! 48 jours de mer, à dix
enfermés dans un huis clos, ce n’est pas anodin : ce n’est pas que de
la technologie, c’est d’abord du rapport humain. Le bateau était
vraiment facile : c’est un petit voilier de 32 mètres ! À trois sur le
pont, on pouvait presque tout faire. Avec des moments inoubliables comme
lorsque nous avons piqué sur le cap Horn à plus de 40 noeuds, sous un
ciel de traîne et huit mètres de creux… 48h extraordinaires. »
Thomas Coville : « On avait fait une première tentative, on avait cassé, on s’était
arrêté à Cape Town. On sentait qu’on avait un groupe très fort, capable
de se remettre en place dans des conditions pas forcément évidentes et
faciles. Il y avait une véritable audace et une vraie envie d’en
découdre. Un tour du monde, c’est quelque chose de global, c’est un
raisonnement de terrien de vouloir le découper en morceaux ! On s’est
fait un reaching vraiment poussé avec Stève Ravussin. On était rentrés
dans l’euphorie… Le bateau volait littéralement et les gars sont sortis
sur le pont pour nous demander si on n’était pas sur une autre planète !
Il avait la banane… Moi j’étais ailleurs… C’était fabuleux ! »
Loïc Le Mignon : « Sur la fin, c’était assez long car on n’a pas eu des conditions
faciles depuis les Açores. On a eu des coups de mou, mais on avait un
bateau polyvalent et formidable, en gagnant du terrain, on repartait de
l’avant et le moral avec ! On n’a pas eu peur jusqu’au bout, mais ce
n’était pas acquis ! Ce n’était pas facile, mais on a grappillé du temps
sur la remontée. On a eu pas mal de plaisir ! »
Bruno Jeanjean : «La plus belle image, c’est celle de l’arrivée, avec le record à la
clé, le public brestois et le beau temps de Bretagne. Surtout que moi,
c’est mon premier tour du monde, je n’ai pas l’habitude d’avoir tout ça
autour, c’est très agréable ! »
Steve Ravussin : «Cela fait toujours plaisir d’arriver, d’autant plus au bout de 50
jours. On est content, avec un public et un beau temps, c’est vraiment
super sympa. On était une super équipe, soudée, on est content d’être
sur ce bateau qui va toujours très, très vite. »
Bruno Peyron relance The Race : départ en 2013 ou 2014 ?
Le communiqué de presse officiel :
Triple détenteur du Trophée Jules Verne et créateur de The Race, la course autour du monde « no limit » en équipage, sans escale et sans assistance, Bruno Peyron annonce officiellement sa décision de relancer The Race. Après plusieurs mois d’étude et de réflexion et après consultation des principaux skippers potentiels, une deuxième édition de la course autour du monde des Géants (G.Class) aura donc lieu à l’horizon 2013-2014, au départ d’un port d’Europe du sud.
Une dizaine de Géants
Après discussion avec les principaux skippers des maxi-multicoques de
la G.Class, il résulte que parmi la douzaine de Géants construits à ce
jour, 8 à 10 d’entre eux pourraient être sur la ligne de départ de The
Race, sans compter les nouveaux bateaux qui peuvent être mis en
construction, notamment à partir des moules existants des derniers
multicoques de dernière génération.
L’objectif a terme : le même que lors du lancement de la première : « les 10 équipes les plus rapides du monde. »
Tous les signaux au vert !
Bruno Peyron qui a pris le temps de la réflexion avant de mûrir sa
décision témoigne : « Ayant pris un peu de recul depuis ma dernière
participation au Trophée Jules Verne, je constate plusieurs éléments
qui m’ont poussé à prendre la décision de relancer The Race. D’abord et
depuis la dernière America’s Cup que nous venons de vivre tout
récemment, on peut désormais conclure que nous français ne sommes plus
seuls au monde dans le domaine du multicoque et c’est une excellente
nouvelle. Nous allons changer d’époque.
Notons par ailleurs que depuis The Race, 12 multicoques géants ont été
construits dont quatre lors des trois dernières années. Il y a donc
aujourd’hui un nombre de bateaux de qualité suffisant pour proposer
enfin à leurs skippers et partenaires la relance de l’événement, sans
compter les nouveaux multicoques dont la construction peut être lancée
dans la perspective d’une nouvelle édition en 2013 ou 2014.
Je vois aussi que certaines grandes marques regardent du côté de la
Volvo Ocean Race, ce qui est compréhensible mais démontre également
l’absence d’une course alternative à vocation internationale en
multicoques. Enfin la prise de conscience des uns et des autres est
aujourd’hui plus collective et mes discussions avec les principaux
skippers de la G.Class me poussent à aller dans leur sens.
La nouvelle Classe des 100 pieds (déjà 3 opérationnels, bientôt 4) a
démontré la possibilité pour ces bateaux innovants de faire le tour du
monde par les trois caps mythiques dans le cadre de budgets limités. Il
y a donc désormais une possibilité plus « accessible », de pouvoir
participer à The Race.
Pourquoi 2013 ou 2014 ? Pour situer l’événement entre deux éditions de
la Volvo Ocean Race et offrir aux principaux challengers internationaux
la possibilité de participer à l’événement. Cette échéance donne le
temps aux équipes de structurer leur projet et à l’organisation de
fédérer un groupe de partenaires ambitieux et motivés ».
L’équipe d’organisation se constitue
Après consultation de différentes agences de marketing sportif, Bruno
Peyron a décidé de confier la direction générale de The Race Event à
Thierry Reboul. Ancien directeur de la publicité d’Air France et de la
communication d’Alcatel, Thierry Reboul est le fondateur de l’agence
événementielle Ubi bene, spécialisée dans les opérations spectaculaires.
Ce dernier aura notamment en charge l’organisation et la négociation
avec les partenaires principaux et les sites officiels de l’événement.
Un appel d’offre sera lancé afin de compléter le dispositif avec une
équipe internationale en charge d’une partie de la production exécutive.
A lire, deux interviews de Bruno Peyron, sur Sports.fr et sur le Figaro.fr
BMW Oracle remporte la Coupe !!
James Spithill et son équipage ont de nouveau largement dominé celui d'Alinghi 5 hier sur le plan d'eau de Valence.
BMW prenait de nouveau l'avantage au départ puisque le bateau suisse écopait d'une pénalité.
Ensuite Alinghi 5 reprenait l'avantage au près (avec pour la 1ère
fois Loick Peyron à la barre), grâce à une bonne lecture du plan d'eau
de la cellule arrière, et possèdait 600 mètres d'avance sur le trimaran
américain, cependant lors du virement des américains sur la layline,
les suisses ne couvrent paset BMW Oracle reprend l'avantage.
BMW Oracle passait donc la première bouée avec 28 secondes d'avance
sur son adversaire,le bord de reaching anéantira les espoirs des hommes
d'Alinghi de revenir, le trimaran se montrant nettement plus puissant
et rapide à cette allure, USA 17 passant la seconde bouée 2 minutes 44
secondes avant le catamaran helvète.
Le bord de portant ne changera rien au résultat final, malgré une
molle qui ralentira le trimaran américain à moins d'un mille de la
ligne et qui réduira son avance de moitié.
BMW Oracle remporte donc cette 33ème Coupe de l'America, de nombreux
français ont oeuvré pour cette victoire, Thierry Fouchier, qui occupait
le poste de régleur des voiles d'avant sur le bateau mais aussi les
architectes Vincent Lauriot Prevost et Marc Van Peteghem, les
concepteurs de l'aile Dimitri Despierre et Joseph Ozanne, entre autres.
Reste maintenant à decouvrir les "modalités" de la prochaine Coupe,
Larry Ellison, désormais defender, devrait dévoiler le lieu et le type
de bateau très bientôt.
SENSATION OCEAN SUR LA ROUTE DU RHUM 2010
Communiqué de presse
Lorient, 21 juillet 2009
L’équipe de Sensation Océan s’engage dans un nouveau projet
Une rumeur circule sur les pontons de la Cité de la Voile à Lorient. L’ex-trimaran « La Trinitaine » s’apprêterait à s’aligner aux côtés des géants annoncés pour la prochaine Route du Rhum. Le scénario est écrit, le casting réuni, les producteurs se décideraient sans tarder… A la barre, un jeune Méditerranéen de 32 ans rompu au pilotage des grands multicoques, Mayeul Riffet. Et un parrain prestigieux, Alain Gautier.
Féru de trimarans extrêmes, indispensable second recherché pour l’étendue de ses connaissances techniques et son sens marin, Mayeul a accepté de sortir de l’ombre et de relever le défi que lui tendent les acteurs du team Sensation Océan : Brice Lavirotte son Project Manager, Thierry Duprey Du Vorsant, le boat Captain et son conseiller technique et sportif Alain Gautier.
Bon élève des bords très convoités de Florence Artaud, Alain Gabbay, Lionel Péan , en 1998 Mayeul Riffet « monte » en Atlantique et intègre l’équipe du trimaran Banque Populaire de Lalou Roucayrol. Quatre ans plus tard, à 22 ans, il gagne le grade de second sur Sopra Group, dans le team de Philippe Monnet et d’un flotteur à l’autre, de marées en marées, on le retrouve en 2005 à bord des Gitana 10 et 12. Puis aux côtés d’Alain Gautier sur Foncia. Et enfin à la barre de « La Trinitaine » exploité depuis deux ans par « Sensation Océan ».
« Sensation Océan » est née d’une recette gagnante dans l’industrie du « grand frisson ». L’entreprise montée à Lorient par Brice Lavirotte, un ex - publicitaire lyonnais, surfe avec succès sur le marché de l’événementiel et de l’exceptionnel en réalisant le rêve de nombreux plaisanciers amateurs ou non : Une journée sur ces engins de folie… Une opération mercantile, certes, mais qui a permis de bluffer les uns et de sauver les autres de l’abandon ! Plusieurs trimarans Orma bénéficient ainsi d’un entretien permanent.
Environ 800 personnes ont déjà embarqué à ce jour dans le cadre de sorties dédiées aux individuels, ou d'opérations de relations publiques d'entreprises telles que Bouygues Telecom, Guerlain ou encore Cogedim.
Le grand chantier de l’ex-Trinitaine commencera à l'automne prochain.
- Ses flotteurs seront ils rallongés ?
- Son mât sera t'il raccourci ?
- Sa voilure sera t'elle étoffée ?
Les architectes et l’équipe du projet gardent les plans encore bien secrets….
Pour tout contact : SENSATION OCEAN - BSM de Keroman - 56100 Lorient Tel : 06 78 89 27 19 - mail : info@sensationocean.com
Communication & Relations presse : AGENCE GWENOLA GALLOIS - 19, Place de la Liberté - 56100 Lorient Tel : 06 09 49 45 15 - mail : ggallois@mac.com